Deux semaines après son élection à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko proceed de cristalliser les tensions. L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a pris sa défense samedi 28 mars sur Fb, après la diffusion sur CNews d’une séquence dans laquelle un intervenant a établi un parallèle entre le comportement du maire LFI et celui des « grands singes ».
Une séquence qui déclenche une mobilisation transpartisane
Vendredi soir, le psychologue Jean Doridot était invité sur CNews dans le cadre d’un débat consacré aux premiers jours de mandat du nouveau maire de Saint-Denis. Interrogé sur la volonté du maire de « pousser les limites », il a déclaré que l’homo sapiens appartient « à la famille des grands singes » et que « dans toute tribu, il y a un chef qui a pour mission d’installer son autorité », avant d’appliquer ce cadre à l’élection de Bagayoko. La séquence, diffusée en direct sans réaction du plateau, a provoqué une imprecise d’indignation sur les réseaux sociaux.
Ségolène Royal a qualifié les intervenants de la chaîne de « petite bande de délinquants de plateau, bavant leur racisme en infraction avec les lois de la République », soulignant que Bagayoko, vice-président de conseil général et élu de longue date, est « bien plus digne » que ses détracteurs. La cheffe des députés insoumis Mathilde Panot a dénoncé un racisme « crasse et décomplexé », tandis que le sénateur communiste Ian Brossat a qualifié CNews de « cloaque raciste ». La députée écologiste Léa Balage El Mariky a également annoncé un signalement immédiat à l’Arcom.
Plainte annoncée, l’Arcom saisie
Bagayoko a annoncé son intention de déposer plainte et a appelé à l’organisation d’un « grand rassemblement » contre le racisme. La route de CNews a estimé que les propos de Jean Doridot avaient été « délibérément déformés sur les réseaux sociaux ». En plateau, Doridot avait précisé en cours d’émission avoir voulu « universaliser » son propos, affirmant que tous les humains partagent « un lien de parenté universelle ».
Ce n’est pas la première fois que CNews est visée par l’Arcom pour des propos tenus à l’antenne. Le régulateur de l’audiovisuel dispose d’un pouvoir de mise en demeure et, en cas de manquement répété, peut prononcer des sanctions financières pouvant aller jusqu’à 3 % du chiffre d’affaires de la chaîne.


























































