Dans la nuit du 17 au 18 mars 2026, des combattants présumés de Boko Haram/ISWAP ont lancé une attaque coordonnée contre des positions militaires nigérianes à Mallam Fatori, dans l’État de Borno. L’armée a repoussé l’assaut.
Frappes aériennes et puissance de feu au sol
L’attaque a débuté à 0h50, selon un communiqué publié par l’Armée nigériane sur son compte officiel @HQNigerianArmy. Des dizaines d’insurgés progressaient à pied depuis la zone de Duguri, appuyés par plusieurs drones armés, dans l’objectif de percer la zone défensive principale du 68e Bataillon. Des troupes au sol ont riposté avec des frappes aériennes, neutralisant plus de 60 combattants, dont des commandants qualifiés de « notoires » par l’armée. Les survivants ont battu en retraite en désordre vers la zone d’Arege.
Des opérations d’exploitation ont depuis été engagées pour poursuivre les fuyards. Des plateformes de renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) ont été déployées pour verrouiller leurs routes de retrait, selon le communiqué.
Un entrance nord-est sous pression constante
ISWAP et des factions de Boko Haram opèrent principalement dans la région du lac Tchad, au nord-est du Nigeria, et ont étendu leurs zones d’opération vers le centre et l’ouest du pays. ISWAP compterait entre 8 000 et 12 000 combattants selon l’ONU, et contrôlerait des communautés locales en imposant des taxes aux agriculteurs et aux pêcheurs.
Coopération militaire avec les États-Unis
Le 26 décembre 2025, les États-Unis ont conduit des frappes contre des militants de l’État islamique au nord-ouest du Nigeria, approuvées et coordonnées avec le gouvernement nigérian, à l’aide de missiles Tomahawk lancés depuis le destroyer USS Paul Ignatius et de munitions guidées tirées par des drones MQ-9 Reaper, selon le Council on Foreign Relations. Le 3 février 2026, une équipe avancée de soldats américains a été déployée pour former et conseiller l’armée nigériane, suivie le 16 février par 100 soldats supplémentaires de l’AFRICOM.
Des voix nigérianes, dont l’ancien sénateur Ali Ndume, ont appelé à étendre les frappes aux bastions d’ISWAP et de Boko Haram au nord-est du pays — la zone même où s’est déroulée l’attaque de Mallam Fatori, selon le Council on Overseas Relations.
L’armée nigériane n’a pas précisé de délai pour la fin des opérations d’exploitation en cours. Un bilan définitif des commandants neutralisés n’avait pas encore été communiqué au second de la publication.


























































