Moussa Dadis Camara, ici photographié en 2009, a été condamné à vingt ans de prison en 2024 pour crimes contre l’humanité à l’issue du procès sur le massacre du 28 septembre 2009. Il a été gracié à la fin de mars 2025 par le général Doumbouya. © SCHALK VAN ZUYDAM/AP/SIPA
Publié le 16 avril 2025
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La nouvelle de sa grâce par Mamadi Doumbouya fin mars avait provoqué la surprise et indigné les organisations de défense des droits humains. L’ancien dirigeant Moussa Dadis Camara aurait quitté la Guinée pour se rendre au Maroc en raison de son état de santé, affirme l’un de ses proches. Rabat et Conakry n’ont pas confirmé.
Selon Jacques Lamah, un membre de sa famille, l’ex-président a quitté la capitale guinéenne dans la nuit de samedi 12 à dimanche 13 avril vers 2 heures. « Il va au Maroc pour des examens médicaux et éventuellement des soins. Il va revenir au pays dès la fin de ses examens et éventuellement des traitements », a-t-il déclaré. Contactés par l’AFP, des avocats de Moussa Dadis Camara indiquent, eux, ne pas être au courant du départ de leur client vers le Maroc.
Une grâce qui indigne
Le capitaine avait été condamné en première instance à vingt ans de prison en juillet 2024, après un procès historique, pour crimes contre l’humanité. Sa responsabilité a été établie dans le massacre de civils du 28 septembre 2009 lors d’une manifestation d’opposants politiques dans le plus grand stade de Conakry. Il était alors à la tête de la junte au pouvoir.
Ce jour-là, au moins 156 personnes ont été tuées, par balle, au couteau, à la machette ou à la baïonnette, et des centaines d’autres blessées dans cette répression, selon le rapport d’une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU. Au moins 109 femmes ont été violées.
Mais le président de la transition a gracié le prisonnier le 28 mars dernier, qui a alors été transféré de la Maison centrale de Conakry jusqu’à sa résidence, en banlieue de la capitale. Si des supporters ont célébré sa libération, notamment dans sa région natale de Guinée forestière, les victimes et les organisations qui s’étaient constituées parties civiles lors du procès, comme la Fédération internationale des droits de l’Homme, ont fait part de leurs craintes et de leur colère.
(Avec AFP)




























































