Les exportations espagnoles vers l’Algérie ont fortement progressé en 2025, atteignant 2,133 milliards d’euros, selon un communiqué publié le 25 mars par le ministère espagnol des Affaires étrangères, à la veille de la visite du chef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares à Alger. Cette hausse, évaluée à 270 % sur un an, marque un internet redressement des échanges entre les deux pays après plusieurs années de crispation politique.
À Alger, José Manuel Albares a affiché la volonté de Madrid de consolider sa relation avec les autorités algériennes. L’Algérie reste en effet un partenaire central pour l’Espagne, en particulier sur le plan énergétique, alors que les liens commerciaux avaient été fortement perturbés depuis 2022.
Une reprise nette après la crise diplomatique
La rupture entre les deux pays remonte à juin 2022, lorsque l’Algérie avait suspendu son traité d’amitié avec l’Espagne et gelé une partie des échanges commerciaux. Cette décision faisait suite au soutien affiché par le gouvernement espagnol au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental.
Les entreprises espagnoles avaient alors vu leur accès au marché algérien fortement réduit. Les exportations avaient chuté, avant de repartir progressivement à la hausse à partir de 2024. Le chiffre annoncé pour 2025 confirme donc un retour marqué des flux commerciaux entre Madrid et Alger, avec un regain d’activité pour les opérateurs espagnols présents ou intéressés par le marché algérien.
Lors de son déplacement, José Manuel Albares a résumé cette dynamique en évoquant une relance de la relation économique entre les deux pays. Le ministre espagnol a également rappelé le rôle stratégique de l’Algérie comme principal fournisseur de gaz de l’Espagne.
Madrid consolide en parallèle sa relation avec Rabat
Cette reprise avec Alger intervient alors que l’Espagne a renforcé ses liens avec le Maroc au cours des derniers mois. Selon la présidence du gouvernement espagnol, Madrid et Rabat ont tenu le 4 décembre 2025 une Réunion de haut niveau qui s’est conclue par la signature de 14 accords dans plusieurs domaines, dont la sécurité, l’agriculture, l’économie, la mobilité et la coopération institutionnelle.
Pour Madrid, l’équation reste délicate : préserver une coopération étroite avec Rabat, notamment sur les questions migratoires et sécuritaires, sans compromettre la normalisation engagée avec Alger. L’Espagne tente ainsi de stabiliser ses relations avec ses deux principaux partenaires maghrébins, alors que leurs intérêts divergent sur plusieurs dossiers régionaux.
Le gaz et le commerce au centre du rapprochement
Au-delà du chiffre des exportations, la visite de José Manuel Albares à Alger confirme que les échanges économiques redeviennent un levier necessary dans la relation bilatérale. L’énergie reste un file central, alors que l’Algérie preserve une place stratégique dans l’approvisionnement gazier espagnol.
Le rebond business observé en 2025 pourrait ainsi ouvrir la voie à un approfondissement des échanges dans les prochains mois, à mesure que les relations politiques se normalisent. La visite du ministre espagnol en Algérie marque, de ce level de vue, une nouvelle étape dans la reprise des contacts entre les deux capitales.

























































