Le directeur général de la Nigerian Nationwide Petroleum Firm (NNPC), Bashir Bayo Ojulari, a annoncé lundi que le Nigeria pouvait augmenter sa manufacturing pétrolière d’environ 100 000 barils par jour dans les prochains mois. La déclaration a été faite en marge de la conférence CERAWeek by S&P International à Houston, au second où les marchés mondiaux cherchent à compenser la contraction de l’offre iranienne liée à la guerre que mènent les États-Unis et Israël contre Téhéran.
Une capacité de hausse limitée mais assumée
Interrogé par Reuters sur la capacité du Nigeria à pallier le déficit pétrolier généré par le conflit, Ojulari a répondu avec prudence. « Nous ne sommes pas comme l’Arabie saoudite, mais nous pouvons contribuer », a-t-il déclaré. Le pays visait une moyenne de 1,6 à 1,7 million de barils par jour en 2025, et desk sur 1,8 million de b/j pour 2026 — un objectif que les 100 000 barils supplémentaires annoncés permettraient d’atteindre si la hausse se concrétise.
Ojulari a précisé que la NNPC avait achevé en 2025 une revue complète de son portefeuille d’activités et entamait cette année la mise en œuvre des ajustements identifiés, avec un accent sur le respect des délais et des budgets dans l’exécution des projets.
Une manufacturing en deçà des objectifs fixés
Les données de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) tempèrent l’annonce : la manufacturing nigériane est tombée à 1,31 million de b/j en février 2026, après 1,459 million de b/j en janvier — deux chiffres inférieurs au quota OPEP du pays, fixé à 1,5 million de b/j. Selon la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Fee (NUPRC), le déficit cumulé sur les deux premiers mois de l’année atteignait 16,6 hundreds of thousands de barils, principalement imputable aux vols sur les pipelines et au sous-investissement chronique dans le secteur amont.
Le gouvernement fédéral avait initialement retenu un objectif de 2,6 hundreds of thousands de b/j dans le cadre du finances 2026, avant de le ramener à 1,8 million de b/j — un recalibrage qui reflète l’écart persistant entre les cibles officielles et la réalité de terrain. Le président Bola Tinubu a fixé à la NNPC un objectif de 2 hundreds of thousands de b/j d’ici 2027 et de 3 hundreds of thousands de b/j d’ici 2030, accompagné d’un programme d’investissements amont de 30 milliards de {dollars}.


























































