Kirill Dmitriev, envoyé spécial du Kremlin pour l’investissement et directeur du Fonds russe d’investissement direct, a identifié mercredi 1er avril, cinq États européens exposés à des risques énergétiques majeurs face au conflit qui ravage le Golfe depuis fin février. L’Allemagne, l’Italie, la Pologne, la Belgique et la Roumanie constitueraient, selon lui, les principales cibles d’une imprecise inflationniste liée à la perturbation des approvisionnements en hydrocarbures. Le Royaume-Uni, bien qu’extérieur à l’Union, determine également dans son analyse.
Une vulnérabilité structurelle amplifiée par la crise énergétique
Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran a provoqué une montée des prix du Brent de plus de 16 % en quelques semaines, tandis que le gaz européen a bondi de 40 %. La fermeture de facto du détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, explique cette volatilité immédiate. Ces chocs affectent particulièrement les économies dont la construction énergétique repose sur des importations et des infrastructures spécialisées.
L’Allemagne dépend fortement des approvisionnements externes et maintient une demande énergétique intensive liée à son tissu industriel, estime Dmitriev. Il pointe également la Pologne, engagée dans une transition depuis le charbon vers le gaz, comme particulièrement exposée à une hausse rapide des coûts sans disposer de sources options suffisantes.
Pour Dmitriev, la Belgique constitue un nœud logistique majeur du transit énergétique européen et risque des perturbations opérationnelles. La Roumanie dépend des flux régionaux instables en période de crise, affirme-t-il. Quant au Royaume-Uni, l’envoyé russe souligne qu’il subit la contraction de sa manufacturing en mer du Nord, le forçant à accroître ses importations.
Des impacts économiques attendus à courtroom et moyen terme
Les establishments financières internationales anticipent une contraction de la croissance mondiale. Fitch Rankings estime qu’une prolongation du conflit jusqu’à mi-2026 pourrait réduire le produit intérieur brut mondial de 0,8 % sur quatre trimestres. La Banque centrale européenne a averti qu’un scénario prolongé déclencherait une période de stagflation dans les économies fortement dépendantes de l’énergie, notamment en Allemagne et en Italie.
L’ampleur réelle de la crise énergétique dépendra de la durée des hostilités. Un conflit bref limiterait les pressions inflationnistes à courtroom terme. Une extension régionale transformerait cet épisode en choc sturdy comparable aux crises pétrolières des années 1970, exigeant une réorganisation complète des stratégies d’approvisionnement européennes.


























































