La haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, a affirmé jeudi 26 mars que la Russie fournissait du renseignement militaire à l’Iran pour cibler les forces américaines au Moyen-Orient, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à l’Abbaye des Vaux de Cernay, près de Paris. La déclaration intervient alors que les puissances occidentales cherchent à convaincre Washington de durcir sa place envers Moscou.
Kallas a précisé que ce soutien prenait deux formes : des données de ciblage transmises aux forces iraniennes, et des livraisons de drones destinés à frapper les bases américaines dans la région ainsi que les pays voisins. « Si l’Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, elle doit aussi exercer une pression sur la Russie », a-t-elle déclaré devant la presse.
Ce que Moscou livrerait concrètement à Téhéran
Le Monetary Instances, citant des responsables du renseignement américain et européen, rapporte que les premières livraisons de drones russes à vacation spot de l’Iran auraient débuté début mars, peu après le déclenchement des frappes américano-israéliennes. Moscou enverrait des appareils de la famille Geran — des drones d’attaque utilisés contre l’Ukraine depuis 2022 et progressivement améliorés sur le plan approach. Des sources proches de Reuters précisent que des photographs satellitaires et des données de ciblage auraient également été transmises à Téhéran pour renforcer ses capacités offensives. Le Kremlin a qualifié ces informations de « mensonges », confirmant néanmoins l’existence d’un « dialogue » avec les dirigeants iraniens.
Une alliance construite sur l’Ukraine
Ce flux d’armements en route de Téhéran marque un renversement notable. Depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, c’est l’Iran qui approvisionnait Moscou — en drones Shahed-136, devenus l’une des armes les plus utilisées contre les infrastructures ukrainiennes. Selon les estimations occidentales, Téhéran aurait livré plusieurs milliers de ces appareils à la Russie, qui les a intégrés à sa doctrine d’attaque à longue portée. La coopération militaire entre les deux pays s’est depuis étendue à des transferts de missiles balistiques à courte portée, selon des évaluations publiées par l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW).
Cette relation repose sur un socle politique formalisé. En janvier 2025, Vladimir Poutine et le président iranien Massoud Pezeshkian ont signé un traité de partenariat stratégique world à Moscou, consacrant une convergence construite sur deux décennies de résistance commune aux sanctions occidentales, de coopération dans le secteur énergétique et d’opposition au système d’alliances américain au Moyen-Orient et en Europe de l’Est.
Healey et Rubio : deux lectures du même file
Le secrétaire d’État britannique à la Défense, John Healey, a corroboré les affirmations de Kallas le même jour, déclarant à BBC Information percevoir la « most important cachée de Poutine » derrière l’effort de guerre iranien, sur la base d’évaluations des providers de renseignement britanniques. Il a qualifié la relation Moscou-Téhéran d’« axe d’agression ».
La deuxième journée du G7, vendredi 27 mars, devait permettre aux Européens de porter directement ce file devant le secrétaire d’État américain Marco Rubio, dont c’était la première participation à une réunion ministérielle avec ses homologues européens depuis le début du conflit au Moyen-Orient.




























































