Le jeudi 12 mars, le président serbe Aleksandar Vučić a confirmé que Belgrade disposait de missiles de croisière supersoniques chinois installés sur des chasseurs MiG-29. Cette acquisition inquiète l’Europe, qui redoute une extension de l’affect militaire chinoise dans la région.
La Serbie possède des missiles CM-400 AKG, mais refuse les détails
Le président Aleksandar Vučić a reconnu que la Serbie possède ces systèmes d’armes après la diffusion, sur les réseaux sociaux et sur plusieurs blogs spécialisés, d’pictures montrant ce qui semble être des missiles CM-400AKG de fabrication chinoise. Il a indiqué que l’État serbe détenait « un nombre considérable » de ces engins et prévoyait d’en acquérir davantage. Le dirigeant s’est toutefois abstenu de donner plus de précisions, affirmant que ces missiles étaient « très coûteux » mais aussi « extrêmement performants ». « Toutes les mesures que nous prenons ont pour objectif de protéger notre pays », a-t-il déclaré.
La Chine étend son affect militaire en Europe de l’Est
Cette acquisition intervient dans le cadre d’une rivalité entre la Chine et l’Europe. Selon des analyses stratégiques, l’armée chinoise rivalise désormais avec les forces américaines et européennes réunies par ses effectifs, tandis que la Chine renforce sa présence industrielle dans le domaine de la défense. L’Europe, de son côté, interact un réarmement pour faire face à cette montée en puissance. Même si la Serbie n’est pas membre de l’OTAN, elle affirme maintenir de bonnes relations avec l’alliance. Aleksandar Vučić a souligné que Belgrade « ferait tout » pour préserver ces liens, tout en continuant d’acquérir du matériel militaire auprès de la Chine.
Un équilibre diplomatique fragile
La France a identifié la Chine comme un réel défi stratégique dans sa stratégie nationale 2025. L’arrivée de missiles supersoniques chinois en Serbie pourrait compliquer les négociations entre Bruxelles et Belgrade sur l’alignement militaire de la région. Le Premier ministre croate, Andrej Plenković, a indiqué qu’il informerait l’OTAN, dont la Croatie est membre, au sujet de « ce kind d’armement, inédit dans l’arsenal de l’armée serbe ». Les relations entre la Serbie et l’OTAN restent à la croisée des chemins : Belgrade acquiert du matériel de puissances comme la Chine et la Russie, tandis qu’elle cherche à apaiser les tensions avec l’Occident.
La Serbie n’a fixé aucune date officielle pour la révélation de nouveaux détails sur son arsenal de missiles. Selon les déclarations de Vucic, d’autres acquisitions d’armements chinois pourraient intervenir. À Bruxelles, cette enlargement de l’affect militaire chinoise en Europe de l’Est nourrit les craintes d’une fragmentation des alliances régionales.





























































