Le Fonds monétaire worldwide (FMI) a publié le 20 mars 2026 sa mise à jour des encours de crédits accordés à ses pays membres, dressant un nouveau portrait de l’endettement des économies africaines auprès de l’establishment de Bretton Woods. Cette actualisation montre une focus des montants débiteurs au sein d’une poignée d’États, où les crédits servent notamment à soutenir les budgets nationaux et à financer des réformes économiques.
Égypte, Côte d’Ivoire et Kenya en tête
Au sommet du classement africain determine l’Égypte, dont l’encours de crédit auprès du FMI atteint 7,55 milliards de {dollars} au 19 mars 2026, ce qui en fait le pays africain ayant la dette la plus élevée vis‑à‑vis de l’establishment. Immédiatement derrière, la Côte d’Ivoire cumule 3,63 milliards de {dollars} de dettes envers le FMI, suivie du Kenya avec 2,94 milliards de {dollars}.
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Ces trois économies conservent globalement leur place par rapport à la mise à jour précédente de février 2026, qui indiquait une domination de l’Égypte avec environ 5,89 milliards de {dollars} et un classement similaire des principaux débiteurs africains.
Autres pays africains avec des encours importants
Après ce trio, le Ghana détient une dette de 2,84 milliards de {dollars} auprès du FMI, suivi de l’Angola à 2,50 milliards de {dollars}. La République démocratique du Congo se positionne ensuite avec 2,22 milliards de {dollars}, un niveau qui montre l’significance des prêts multilatéraux pour les économies à forte inhabitants.
Plus bas dans le prime 10 figurent l’Éthiopie (1,76 milliards de {dollars}), la Tanzanie (1,34 milliards de {dollars}), la Zambie (1,27 milliards de {dollars}) et le Cameroun (1,18 milliards de {dollars}). Ces chiffres reflètent un recours continu aux lignes de crédit du FMI pour faire face à des déséquilibres budgétaires, aux pressions sur les réserves de change et aux défis de financement des dépenses publiques, notamment dans les pays émergents ou à croissance rapide où les recettes fiscales restent limitées.
La dette contractée auprès du FMI fait partie d’un panorama d’engagements financiers extérieurs pour les pays africains, où les crédits multilatéraux viennent souvent s’ajouter aux emprunts bilatéraux et aux émissions d’obligations sur les marchés internationaux. Les montants contractés auprès du FMI sont exprimés en {dollars} américains pour faciliter la lecture, bien qu’ils soient initialement libellés en Droits de Tirage Spéciaux (DTS), l’unité de compte de l’establishment.
Prime 10 des pays africains les plus endettés auprès du FMI en mars 2026
- Égypte : 7,55 milliards de {dollars}
- Côte d’Ivoire : 3,63 milliards de {dollars}
- Kenya : 2,94 milliards de {dollars}
- Ghana : 2,84 milliards de {dollars}
- Angola : 2,50 milliards de {dollars}
- RDC : 2,22 milliards de {dollars}
- Éthiopie : 1,76 milliards de {dollars}
- Tanzanie : 1,34 milliards de {dollars}
- Zambie : 1,27 milliards de {dollars}
- Cameroun : 1,18 milliards de {dollars}


























































