Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, tient ce jeudi 12 mars 2026 à Dakar un level de presse consacré à la renégociation de conventions et contrats conclus dans plusieurs secteurs jugés stratégiques pour l’économie nationale. La rencontre s’est déroulée au Constructing administratif Président Mamadou Dia, où le chef du gouvernement a présenté les premières décisions prises par l’État concernant certains accords signés ces dernières années.
Selon le Premier ministre, des décrets ont déjà été adoptés pour annuler plusieurs concessions accordées durant la période précédant l’élection présidentielle de 2024. Les secteurs concernés incluent notamment la téléphonie, le dessalement de l’eau de mer et l’industrie cimentière. Ousmane Sonko a indiqué que ces accords ne servaient pas les intérêts du pays et que le gouvernement avait décidé d’y mettre fin.
Révision de la conference des Industries chimiques du Sénégal
Une half importante de la communication du chef du gouvernement a porté sur la state of affairs des Industries chimiques du Sénégal (ICS), acteur majeur dans la manufacturing de phosphates et d’engrais. Le Premier ministre a évoqué plusieurs opérations passées qui auraient entraîné un manque à gagner estimé à 1 675 milliards de francs CFA pour l’État.
Il a également affirmé que certaines exonérations fiscales ne reposaient pas sur une base légale. « L’exonération ne peut découler que de la loi », a-t-il déclaré. Selon lui, la state of affairs du capital des ICS illustre ces dysfonctionnements : l’État sénégalais serait passé du statut d’actionnaire distinctive à un retrait complet du capital, avant de revenir plus tard avec une participation de 15 %. Cette évolution aurait été accompagnée d’abandons de créances et de décisions financières que le gouvernement considère aujourd’hui comme injustifiées.
Le Premier ministre a annoncé que les concessions concernées ne seraient pas renouvelées à leur échéance. Il a également précisé que d’autres entreprises du secteur minier pourraient faire l’objet d’examens similaires dans le cadre de cette révision des conventions.
Hydrocarbures : priorité à l’approvisionnement nationwide en gaz
Ousmane Sonko est aussi revenu sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), entré en manufacturing l’année dernière au massive des côtes du Sénégal et de la Mauritanie. Il a indiqué qu’un doc détaillé serait prochainement rendu public afin de présenter les revenus attendus des différents blocs gaziers.
À ce stade, le Premier ministre a estimé que les retombées financières immédiates restaient limitées pour le Sénégal. L’objectif prioritaire du gouvernement concerne l’approvisionnement nationwide en gaz naturel destiné à soutenir la manufacturing d’électricité et les besoins industriels. « Le Sénégal a le droit de demander à être approvisionné », a-t-il déclaré.
Selon les projections présentées lors de la conférence de presse, cette orientation pourrait générer environ 1 090 milliards de francs CFA de recettes fiscales et permettre près de 900 milliards d’économies pour l’État entre 2025 et 2040.
Le chef du gouvernement a également évoqué le bloc gazier Yakaar-Teranga, situé au massive de Dakar, qu’il a décrit comme particulièrement prometteur. Le Sénégal devrait reprendre ce projet dans les prochaines semaines sans avoir à engager de paiement direct, selon les indications données par le Premier ministre.
Résiliation de blocs offshore et retrait de titres miniers
Le gouvernement a par ailleurs annoncé la résiliation de plusieurs permis liés à l’exploration d’hydrocarbures offshore depuis son arrivée au pouvoir. Les blocs concernés incluent notamment Djifer Offshore, Kayar Offshore peu profond, Saint-Louis Offshore peu profond et Rufisque Offshore.
Dans le secteur minier, Ousmane Sonko a également indiqué que 71 titres miniers et autorisations de carrières allaient être retirés pour non-conformité avec la réglementation en vigueur.
Le Premier ministre a enfin précisé que l’ensemble des paperwork relatifs à ces dossiers serait transmis aux députés afin de permettre la mise en place de commissions parlementaires chargées d’examiner les responsabilités éventuelles dans la gestion des conventions passées.
Cette communication intervient au lendemain du Conseil des ministres du 11 mars 2026 présidé par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Le gouvernement a annoncé qu’une série de prises de parole publiques serait organisée dans les prochaines semaines pour informer l’opinion sur plusieurs dossiers considérés comme prioritaires pour l’État.



























































